La RD Congo et l’expérience de la démocratie transcendantale

Alors que la communauté internationale félicitait la RD Congo en général et les animateurs politiques du pays pour les exploits réalisés pour la démocratisation du pays, les élections présidentielles et législatives de décembre 2011 ont prouvé le contraire : la RD Congo est institutionnellement démocratique mais les citoyens (gouvernants et gouvernés) n’ont pas encore acquis la culture démocratique.

Il faut reconnaitre que le passage époustouflant du pays de la dictature à la démocratie libérale du type « one man, one vote » en passant par une démocratie du type « partage de pouvoir » entre les partis conflictuels (RCD, MLC, etc.) et le parti stratégique au pouvoir (AFDL, puis PPRD), laissait croire que les congolais sont aussi devenus « démocrates » comme leur pays est dit « démocratique ».

Les fraudes électorales, la tricherie, la mise en cause des résultats des élections par les partis politiques de l’opposition, l’église catholique romaine de la RD Congo.

Nulle part au monde, un président de la République (bien qu’auto proclamé) n’avait prêté serment dans le salon de sa maison comme l’a fait Etienne Tshisekedi en RD Congo !

Même dans les sociétés traditionnelles africaines, aucun chef coutumier ne prêtait serment dans sa maison.

Qui de Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi  est président de la RD Congo aujourd’hui ?

Si Kabila a la légalité du pouvoir, Tshisekedi en a la légitimité.

Il y a donc lieu de s’inquiéter sur l’avenir de la démocratie dans le pays de Lumumba.

Désiré Kitumaini: un ami et pourtant mon jumeau

Désiré Kitumaini Mikengerero est l’ami le plus intime que j’ai actuellement.
L’histoire de notre amitié est à la fois compliquée et inexplicable.

Tout a commencé en 1992 quand, venant de la Province du Maniema (Est de la RD Congo), suis allé m’inscrire en 5ème année des humanités à l’Institut Fadhili de Kawa. Parmi mes collègues inconnus de cette classe, Désiré était là calme, posé, sérieux et intelligent bien que distant et hésitant.

Il fallait attendre l’année scolaire 1992 -- 1993 (quand nous préparions les examens d’Etat) pour que, devant les difficultés de trouver où préparer les examens en vue que le rapprochement entre moi et Désiré a commencé. Même, là, il n’était qu’un collègue de classe.

Et pourtant, plus qu’un collègue, Désiré est mon jumeau: comme moi, il est né le 14 juillet 1971.
C’est en vérifiant sur sa carte d’élève que j’avais découvert cette réalité.

Depuis ce jour, Désiré et moi avons commencé l’amitié et tout ce que cela comporte comme aventures:
- Visite des mes parents pour son intégration dans ma famille;
- Visite de ses parents à Madaga (Kavumu) pour mon intégration dans sa famille;
- Échanges d’idées, de visions du futur et des difficultés.

Même si aujourd’hui, le matérialisme a compliqué les relations interpersonnelles, l’amitié de moi et Désiré Kitumaini est au-delà de ce matérialisme et restons unis non plus comme ami, mais comme des jumeaux. Nos épouses et enfants ont le droit et le devoir de connaitre cette histoire.

Peut-on parler éthique en politique électorale ?

Cette question peut paraitre embêtante, embarrassante, illusoire et provocante. Et pourtant, qu’il s’agisse de la politique en général ou de la politique électorale en particulier, l’éthique reste incontournable si l’on veut construire un Etat de droit.

A moins d’un mois depuis le lancement officiel du renouvellement du fichier électoral au Sud-Kivu, l’on assiste à l’effervescence des partis politiques et des candidats aux élections présidentielles et législatives prévues en 2011.

Commence alors le grand déménagement, le grand rush vers les autres formations politiques et vers les citoyens. La recherche d’un nouveau «refuge» est aussitôt lancée. C’est le cas de certains élus qui ont décidé de rejoindre les grosses cylindrées politiques, à l’image du PPRD, de l’UDPS ou du MLC.

Quelles sont les antivaleurs constatées dans la politique électorale en  cours et quelles sont les valeurs éthiques à capitaliser pour un processus électoral réussi en RD Congo?

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Bagbo et la leçon de la délinquence politique

 

  Babgo dans la peur de l'humiliation

L’oppinion mondiale est aujourd’hui partagée sur le sort du « tout puissant » Bagbo.

Que l’on parle de la « haine de Sarkozy », de « l’ingérence de la France dans les affaires internes de la Côte d’Ivoire » ou encore  » de l’humiliation de Bagbo », Bagbo paie le prix de sa délinquence politique.

Le caractère oublieux des dirigeants africains, oublie du fait qu’ils ne sont pas nés présidents de République et que par conséquent, ils ne sont pas obligés de mourir présidents, nécessite ce qui se passe en Côte d’Ivoire : Forcer le départ, même par les armes, ceux qui veulent confusquer la volonté du peuple de se débarasser d’eux.

L’on se souviendra que Bagbo n’a pas seulement piétiné la volonté des Ivoiriens d’être dirigés par Ouattara, mais aussi, il a boycotté toutes les interventions de la CEDAO pour résoudre pacifiquement le conflit Ivoirien.

Tant que les Gouvernants Africains ne comprendront pas le principe démocratique de la rotation au pouvoir, ils finiront par les humiliations comme Bagbo.

Joseph Kabila de la RD Congo, échapera-t-il à cette expérience avec les arrestations arbitraires qui caractérisent son régime pour se maintenir au Pouvoir ?

Attendons voir…, après les élections présidentielles de 2011.

 

 

le 8 mars et le mythe de la parité genrée en RD Congo

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Le mythe de la parité genrée en RD Congo

Séminaire atelier: Spiritualité protestante

        Du 25 au 26 janvier 2011, la Faculté de Théologie Protestante de l’Université Evangélique en Afrique organise un séminaire atelier sur le thème Spiritualité protestante.

       Ce séminaire qui réunit les leaders et théologiens des églises protestantes du Sud-Kivu sera animé par le Pasteur YVON THOMAS de Paris.

           Conscient de la  pluralité confessionnelle du protestantisme, ce séminaire ne traitera ni de la spiritualité luthérienne, ni évangélique, ni baptiste, ni pentecôtiste, ni anglicane ; mais de la spiritualité protestante telle que vécue et enseignée par la Réforme du XVIème siècle dont nous sommes toutes filles. Il ne s’agira donc ni de controverse, ni d’apologétique mais du dialogue.

          Refuser la controverse, ce n’est pas refuser la discussion ou s’interdire la critique. La controverse s’enracine dans l’apologétique. Elle est le fait de celui qui a des positions tellement assurées qu’il n’a d’autres souci que de mettre l’autre en situation difficile et de le convertir à sa doctrine. Le dialogue cherche à remonter aux sources du protestantisme et de comprendre à partir de ces ressources qui peuvent être communes à toutes les églises protestantes. C’est par cette compréhension que le dialogue se distingue de la controverse qui, elle, postule toujours chez les autres l’erreur, l’hérésie et la mauvaise foi. Le dialogue ne cherche pas  à attaquer ou à injurier, mais à bien comprendre, c’est-à-dire à saisir par delà les formulations doctrinales l’intention qui s’exprime et à faire droit à cette intention, ou du moins de reconnaître l’aspect légitime de cette intention quitte à mettre en question la manière dont elle s’est explicitée et les conséquences que cette explicitation a entraînées. 

            Dialoguer n’est donc possible qu’entre Hommes et Femmes de bonne volonté et de bonne foi capables de transcender les positions doctrinales, au profit d’un protestantisme œcuménique. Mais ce dialogue n’est possible que si l’on admet en principe que l’autre peut aussi nous apprendre quelque chose, que si l’on admet que la position de l’autre peut devenir une question pour nous-mêmes. Et à partir de ce moment une apologétique, c’est-à-dire un plaidoyer et une volonté de convertir les autres, de les transformer en vaincus, n’est plus possible. L’apologétique suppose une conscience de la supériorité de sa doctrine par rapport à celle des autres églises. 

            Ni controverse, ni apologétique, ce séminaire se voudrait œcuménique, s’il est vrai que l’œcuménisme c’est le dialogue des Eglise, et par la suite des théologies, en vue de la découverte de l’unité, d’une unité qui existe dans le fondement de toutes les Eglises issues de la Réforme du XVIème siècle. La méthode œcuménique adoptée dans ce séminaire promeut la mise en question réciproque des affirmations doctrinales et ecclésiologiques des Eglise étant donné que le protestantisme ne commence pas en mettant l’accent sur des règles et des principes, mais en attirant l’attention sur la relation de Dieu avec la création. 

I.  Origine du séminaire 

      Ce séminaire atelier tire ses origines de la volonté du Pasteur YVON THOMAS  de partager avec nous ses connaissances et son expérience sur la spiritualité protestante

II.  Contexte de l’organisation du séminaire 

Ce séminaire atelier s’inscrit dans un contexte marqué par trois événements essentiels 

     -  La faculté de théologie protestante de l’UEA se sent préoccupée par la question de sa visibilité au niveau interne au sein de l’UEA

        et au niveau externe dans son rapport aux églises et à la société ; 

    -   La multiplicité des églises protestantes au Sud-Kivu en général et dans la ville de Bukavu en particulier et la nécessité de leur

         collaboration pour le rayonnement du protestantisme dans la province ; 

  -    La RD Congo en général et le Sud-Kivu en particulier, traversent une crise multi sectorielle. Il se pose donc une nécessité de faire

       du protestantisme congolais une église transformatrice.

III.       Objectifs du séminaire      

      -   Rappeler l’enracinement de la spiritualité protestante dans la Réforme du XVIème siècle; 

     -  Esquisser les piliers de la spiritualité protestante; 

     -  Dégager les rapports synchronique et diachronique entre la spiritualité et la mystique;

    -  Réfléchir et échanger sur le rôle que doit jouer le protestantisme congolais dans la crise multisectorielle que traverse la RD Congo.

I.  Méthodologie 

     -  Combinaison de la méthode de présentation et celle de la découverte ; 

    -   Alternance de courts exposés théoriques suivis de jeux de question et réponse, études de cas, illustrations pratiques, travaux

        individuels, travaux de groupes.

II.  Résultats attendus 

- A l’issu de ce séminaire, 60 leaders et théologiens protestants maîtrisent la spécificité de la spiritualité protestante et la promeuvent

   dans leurs églises respectives ; 

-  Au retour dans leurs églises respectives, les participants à ce séminaire privilégient le dialogue inter confessionnel au détriment  des

   controverses ; 

-  Un plan de capitalisation des acquis de ce séminaire est tracé et les responsabilités sont partagées entre les églises et la faculté de

    théologie pour le pilotage dudit plan ; 

-   Le protestantisme prend conscience de sa mission et devient une église transformatrice de la société congolaise. 

Conférence publique: Ethique du temps et gaspillages universitaires

Le 20 janvier 2011, le Centre Interdisciplinaire de Recherches de l’Université Evangélique en Afrique a organisé une conférence publique animée par le Directeur du CIRE, le Dr. Kitoka Moke Mutondo.

L’objectif de cette conférence était d’alerter le public universitaire sur le gaspillage financier consécutif au mauvais emploi du temps. Pour le conférencier, chaque munite qui passe inutilement, implique de l’argent gaspillé par l’université.

Avec des exemples à l’appui, le conférencier a relevé certains cas de gaspillages orchestrés par les services académiques, administratifs, le service de transport et les étudiants à travers la mauvaise utilisation du temps.

Après l’exposé du conférencier, il s’en est suivi un débat autour des mécanismes de minimisation de gaspillage causé par la mauvaise utilisation du temps.

Message de voeux 2011

Alphonsine, Jeanne, Jeanoah, Daniel et Moke avons la joie de vous adresser nos voeux les meilleurs de paix, de joie, de longévité et de réussite pour la nouvelle année 2011.

Avec le renouvellement de notre attachement,

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 Famille Moke

Café éthique: Exploitation des ressources au Sud-Kivu et éthique de l’environnement

        Le 05 janvier 2011, le Centre Interdisciplinaire de Recherches en éthique de l’Université Evangélique en Afrique (CIRE -- UEA) organise un café éthique sur la thématique de l’exploitation des ressources au Sud-Kivu et éthique de l’environnement.

         Le Sud-Kivu est l’une des Provinces de la République Démocratique du Congo où l’exploitation de ressources se fait à grande échelle. Qu’il s’agisse des ressources humaines, environnementales, financières, écologiques ou minières, leur exploitation se fait dans un ordre dispersé que les principes éthiques de l’exploitation des ressources ne sont pas pris en compte.

         Non seulement que les principes éthiques de justice distributive, d’équité, de durabilité, de responsabilité, de solidarité, de protection de l’environnement et de biodiversité, de justice et de planification efficiente pour les générations futures ne sont pas respectés, mais aussi cette exploitation des ressources se fait dans un rythme de rupture-continuité. Rupture parce qu’en dépit de la vitesse avec laquelle sont exploitées les ressources provinciales au Sud-Kivu, le développement local ne suit pas ; continuité parce que même si le développement local ne suit pas, l’exploitation des ressource continue avec ses affres d’injustice, de destruction de l’environnement, de la disparition des certaines espèces de la biodiversité et de la non prise en compte des générations futures comme ayant aussi droits aux ressources provinciales.

         Cet état de lieu de l’exploitation des ressources au Sud-Kivu nécessite la compréhension des questions d’ordre éthique telles que : comment rendre plus responsable l’exploitation des ressources au Sud-Kivu ? Quels sont les enjeux éthiques que sous-tend l’exploitation des ressources dans cette Province ? Est-il possible de lier l’exploitation des ressources au respect des droits de tous aux ressources nationales, à la protection de l’environnement, de l’écologie et de la biodiversité au Sud-Kivu?

Objectifs :

  • Evaluer le niveau de connaissance, l’attitude et la pratique des  principes éthiques  par les exploitants des ressources au Sud-Kivu ;
  • Informer et former les exploitants des ressources du Sud-Kivu sur les principes de l’éthique de l’environnement en vue de lier l’exploitation des ressources, la justice distributive, la protection de la biodiversité et le développement durable ;
  • Faire prendre conscience des problèmes éthiques causés par l’exploitation des ressources au Sud-Kivu ;
  • Sensibiliser les exploitants des ressources au Sud-Kivu à l’interaction entre exploitation des ressources et le développement durable.

Groupes cibles 

  • Les décideurs politiques
  • Les organisations non gouvernementales de la protection des ressources
  • Les exploitants et propriétaires miniers et forestiers au Sud-Kivu

 

La RD Congo: Quand la démocratie est confisquée

Honorable Vital Kamere

  Honorable Vital Kamere

 

La République Démocratique du Congo compte aujourd’hui 20 ans depuis que le feu Maréchal Mobutu Sese Seko Kukungbwendu Wazabanga décrétait le Multipartisme comme signe de la démocratisation du pays, le 24 avril 1990.

Après plusieurs années de confiscation de cette démocratie par la dictature Mobutienne et le coup d’Etat militaire de Mzee Laurent Désiré Kabila, les efforts fournis par la communauté Internationale et la population congolaise pour restaurer la démocratie dans le pays de Patrice E. Lumuba sont entrain d’être hypothéqués au jour le jour!

Dans un pays qui se veut démocratique, la liberté d’expression et le droit reconnu à tout citoyen d’exprimer ses convictions politiques devraient être respectés et garantis à tous sans discrimination.

Et pourtant, l’une de têtes pensantes de la démocratie congolaise, celle qui a amené Joseph Kabila au pouvoir en 2006 (Vital Kamere),  vient d’être privée de son droit d’organiser un meeting à la place dite de l’indépendance (ancienne place du 24 novembre) de Bukavu ce jeudi 16 décembre 2010. Non seulement qu’il n’était pas autorisé à y tenir un meeting, mais aussi, partout où il voulais parler à la population, la police était déployée pour disperser la foule comme si seuls les membres de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle avaient le droit de s’exprimer en public.

N’est-ce pas l’une des manières de confisquer la démocratie?

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